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LABRADOR ET ANTICOSTI

à la draft, comme les gens de la baie des Chaleurs qui y passent l’été. Le premier qui s’est établi là est un M. J. Renouf, un Jersais ; il y est encore.

Plus loin, à deux milles environ, c’est Jupitagan, habité par quatre familles, qui pêchent le saumon et la morue. De cet endroit, il ne reste plus que quatre milles à parcourir pour atteindre Magpie.

* * *

Notre embarcation, poussée par six rames vigoureusement maniées, glisse sur les vagues qui nous secouent joliment. Nous passons près d’un baleineau qui parait prendre la vie par son bon côté, si l’on en juge par les folâtres ébats auxquels il se livre à fleur d’eau.

Une longue pointe qui s’avance dans la mer nous dérobe encore l’intérieur de la baie de Magpie. Nous en voyons bientôt sortir à toutes voiles une barque envoyée sans doute à la découverte, puisqu’un coup de feu, tiré dès que l’on nous reconnaît, signale notre approche à la population du village, situé au fond de la baie.



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