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CHAPITRE TREIZIÈME

Mingan — Pointe-aux-Esquimaux


Départ de l’île d’Anticosti. — La perfidie d’un « paquet de mer ». — L’Île Aux Perroquets et son chroniqueur. — Mingan. — Une « réception ». — Grand bal chez les Montagnais. — Danses symboliques. — Funérailles à la montagnaise. — Le calvaire de Mingan. — Ce que gagnent les sauvages. — La pêche à Mingan. — La seigneurie de Mingan. — Un procès célèbre. — Une visite diplomatique. — Départ de Mingan. — On louvoie. — Pointe-Aux-Esquimaux. — Une arrivée triomphale. — M. le G. V. Gendron. — Et les Esquimaux ? — Concert gratuit. — Histoire des chiens du Labrador. — Leur rôle hygiénique. — Attelés au cométique. — Comment on les nourrit. — Pourquoi les Canadiens n’ont pas fait comme les Lapons.— Bénédiction des enfants. — Les rosiers du Labrador.


Jeudi, 11 juillet. — Aujourd’hui, malheureusement, il fait beau, le vent est bon, et il faut quitter cet agréable séjour de West Point. Car personne de nous n’a l’intention de se fixer à jamais sur l’île d’Anticosti ; chacun a ses raisons pour ne pas céder à la tentation de vivre et de mourir Anticostien.

À notre départ — comme il avait été fait à notre arrivée au phare — il y eut grand tapage dans la nature, et je ne sais combien de livres de poudre il en coûta pour rompre à ce point le silence qui règne en ces lieux et qui d’ordinaire n’a d’autres ennemis que le sifflement des tempêtes et le grondement du ressac. — Tout ce bruit s’est vite éteint ; plus durable sera pour nous le souvenir de la cordiale hospitalité que nous avons reçue sous le toit de M. Malouin.

Nous voici à la Baie-des-Anglais, où nous saluons encore une fois les notabilités de l’endroit. Quelques minutes plus tard, nous étions à bord du yacht qui devait nous ramener au conti-