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LABRADOR ET ANTICOSTI

seurs ! Pères et mères, ne manquez jamais non plus à vos devoirs de bergers ! Puissions-nous, longtemps encore, constater que les tentatives des sectes sont heureusement à peu près vaines dans notre pays ! Il est bien consolant, en effet, de voir ici tous les petits enfants élevés pour ainsi dire sous l’aile de l’Église. Il n’en est pas ainsi dans tous les pays catholiques, il s’en faut ; et c’est bien là l’objet des plus cuisants chagrins du Premier Pasteur, de celui qui tient ici-bas la place de Notre-Seigneur Jésus-Christ.

Enfants de la Pointe-aux-Esquimaux, vous, vous êtes bien à l’abri des efforts impies des sectaires ! La bénédiction de votre évêque vous portera bonheur ; car le bon Dieu lui-même vous bénissait par la main de son représentant. La touchante cérémonie de ce jour vous a paru bien belle ; mais, n’en doutez pas, elle a causé aussi les plus douces joies à son cœur d’évêque et à celui de vos parents !

Car — je ne l’ai pas dit encore, mais on n’a pas manqué de le comprendre — tous les parents, la paroisse tout entière assistait à la solennité.



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