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LABRADOR ET ANTICOSTI

(une seule année), et enfin M. J.-B. McGee, notre collecteur actuel, que nous avons depuis 1871 environ.

« La Pointe n’est pas un port d’enregistrement pour les goélettes. Lorsque nous en bâtissons, il faut aller les faire enregistrer à Québec ou à Gaspé.

« Les deux premiers juges de paix furent nommés en 1872.

« Le premier magistrat qui vint dans nos parages fut M. H.-H.-S. Cimon, en juillet 1873. En novembre de la même année, M. Chs Gagnon, avocat de la Baie-Saint-Paul, le remplaça et descendit à la Pointe pour y demeurer. Il s’en retourna en août 1876. Depuis ce temps jusqu’en 1893, ce que l’on est convenu d’appeler la justice[1] fut administrée sur la Côte par un M. O’Brien[2], de Tadoussac. Depuis lors, cette besogne est tombée entre les mains de M. IL-P. Vallée[3], de Saint-Thomas.

« Le premier médecin que nous avons eu est le Dr J.-E. Tremblay, en 1891. »

* * *

Jusqu’en 1880, les gens de la Pointe-aux-Esquimaux ne pouvaient communiquer avec Québec et les ports de la côte sud que par goélette. En 1880, le Str Otter commença à tenir une ligne entre la Côte Nord et Québec. Depuis le mois de mai 1872, il y avait aussi des communications régulières entre Gaspé et la Côte Nord ; car ce fut en cette année que le

  1. Il ne faut voir aucune intention malicieuse dans cette expression, dont l’originalité pourrait s’interpréter a mal, si l’on n’y mettait quelque bonne volonté…(A).
  2. Avant d’être magistrat de district sur la Côte Nord, M. F. O’Brien avait exercé les mêmes fonctions dans le Saguenay ; il demeurait alors à Chicoutimi. Esprit studieux, avide de savoir, M. O’Brien avait acquis des connaissances sur une foule de sujets scientifiques, et sa conversation était très intéressante. Il avait aussi des goûts de collectionneur : objets d’histoire naturelle, livres curieux, instruments anciens quelconques, articles de journaux, il recueillait tout ce qu’il pouvait. Attaché a quelque grand musée, il aurait fait des merveilles ! — Atteint soudainement de maladie grave, dans l’une de ses courses judiciaires, sur la Côte, il mourut à la rivière Pentecôte, il y a quelques années. (A.)
  3. En 1897, M. Vallée a été transféré dans le district du Lac-Saint-Jean. M. A. H. Simard, avocat de la Baie-Saint-Paul, remplace au Labrador comme magistrat de district. (A.)