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CHAPITRE DIX-SEPTIÈME

Natashquan


Un joli village. — Les temps héroïques. — L’établissement De LaParelle. — L’abbé Ferland à Natashquan. — Un naufrage qui arrive à propos. — La cloche et ses parrains. — Liste des missionnaires. — Un renseignement qui aura de l’importance dans les siècles futurs. — Capitalistes de l’autre monde. — Dix années sans histoire. — Récit d’un exode. — La famine à Natashquan. — Découragement. — Émigration. — Un sujet de poème épique. — Colonie acadienne à la Beauce. — De la pêche à l’agriculture.


Dimanche, 21 juillet. — M. Gregory, arrivant à Natashquan[1] (le 22 octobre 1868) après une croisière sur la côte du Labrador depuis le Blanc-Sablon, s’écriait : « Quel changement vous remarquez en arrivant à Natashquan ! Accoutumé depuis plusieurs semaines à ne voir que des rochers et des îles dénudées, j’éprouvai un véritable sentiment de plaisir en apercevant ce joli village de quarante et quelques maisons, peintes aux couleurs riantes, et le clocher d’une petite église. »[2] L’enthousiasme est moins prononcé quand on arrive de la partie occidentale de la Côte, parce que, au point de vue de la végétation comme à celui de la population, Natashquan ressemble beaucoup aux autres endroits que nous avons visités. Mais laissons, pour le moment, l’étude des ressources agricoles et industrielles de cette localité, et racontons d’abord son histoire.

  1. N.-D. ou Immaculée-Conception de Natashquan. Statistiques : 34 familles, 195 personnes, dont 129 communiants, 9 confirmés. Deux écoles, comptant l’une 33 élèves, l’autre 14.
  2. J.-U. Gregory, En racontant, p. 68.