Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome II.djvu/308

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À Adèle[1].


London.
Samedi 7 août[2] [1859].

Vous voilà heureuses, vous avez Victor ; et nous encore amoindris. Revenez-nous donc bien vite tous les trois, car le gros morceau du groupe est maintenant à Londres.

Ma chère petite fille, Victor devant revenir samedi prochain (d’aujourd’hui en huit), c’est encore sept jours à attendre, et ces sept jours je les envoie à ta mère sous ce pli en un effet de 5 liv. 4 sch. (130 fr.) payable chez Sam. Dobrée comme à l’ordinaire.

Je suis content de ce que tu m’écris de Cœlina. Dis-lui de ma part qu’elle ne peut pas me satisfaire davantage qu’en vous servant bien. Prie Victor de s’informer des aquariums. Combien coûte le meilleur marché ? Est-ce solide ? Cela se met-il en plein air ? Serait-ce difficile à envoyer ici ? Le transport serait-il coûteux ? Dis-lui de répondre à toutes ces questions. Et puis je vous aime bien, ma chère trinité, la mère, la fille, et le doux esprit.

Je vous embrasse. À samedi[3].


À François-Victor[4].


15 août [1859].

Cher enfant, voici les dix jours demandés en une traite de sept livres 7 sch. 10 pence représentant les 185 fr. et payable à l’ordre de ta mère chez Samuel Dobrée.

Je suis heureux, mon enfant bien-aimé, que tu te trouves bien à Londres, que tu y aies dépisté un bouquin californien, que tu y serres la main de notre grand historien Louis Blanc, que tu y fasses la joie de ta mère et de ta sœur, et que ton cher petit estomac y aille à merveille. Revenez tous en joie et en santé et Hauteville-House rayonnera.

Lefèvre va écrire à Londres pour le ticket. Charles ou moi te ferons savoir la réponse.

  1. Inédite.
  2. Erreur de date, il faut lire : samedi 6 août.
  3. Bibliothèque Nationale.
  4. Inédite.