Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/100

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À Monsieur C. Delazzery.


12 Xbre.

Vous faites de beaux vers, monsieur, mais vous le savez, les beaux vers ne donnent pas du pain. Cette vérité est vieille comme Homère. Vous me la demandez, je vous la dois et je vous la dis.

Agréez, je vous prie, avec mes remerciements, l’assurance de mes sentiments distingués.

Victor Hugo[1].


À Fontaney.


Ce jeudi soir.

Voulez-vous, mon cher Fontaney, venir samedi soir m’aider à faire la noce de Marion de Lorme avec le public taquin de l’Odéon[2].

Voici une stalle.

On ne vous voit plus, mais on vous aime toujours.

Victor.


Au marquis de Poudras[3].


7 9bre. Paris.

Merci, Monsieur, je sens tout ce qu’il y a de cordial et de gracieux dans la sympathie que vous voulez bien m’exprimer. J’écris dans le présent pour quelques-uns, et dans l’avenir pour tous. Vous êtes un des premiers parmi les quelques-uns.

Je suis toujours chez moi à midi et à huit heures du soir. Presque toujours du moins. Venez me voir. Vous me rendrez heureux. J’aime les nobles vers et les nobles cœurs. C’est vous dire que je suis votre ami.

Victor Hugo[4].
  1. Communiquée par la librairie Cornuau.
  2. Il doit s’agir d’une représentation à bénéfice à l’Odéon, car seuls sont indiqués, pour Marion de Lorme, les théâtres de la Comédie-Française et de la Porte-Saint-Martin.
  3. Inédite.
  4. Collection Hanoteau.