Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/170

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pourra faire pour effacer le passé. Je saisis avec joie cette occasion de remercier ici ceux de MM. les comédiens français qui concourent à la reprise de mes deux pièces. Ils m’ont donné tous de nombreux témoignages de bonne grâce personnelle qui m’ont touché profondément. Quant à leur zèle et à leur talent, je n’ai pas besoin d’en parler, le public se charge du remercîment.

Recevez, monsieur, je vous prie, l’assurance de ma considération très distinguée.

Victor Hugo[1].


Au même[2].


Paris, 6 mars.
Monsieur,

Depuis la lettre que j’ai eu l’honneur de vous écrire le 24 février dernier, la première représentation de Marion de Lorme qui devait avoir lieu le 1er mars a été retardée jusqu’au 8, de nouveaux délais ont couru et ont élevé à deux mille quatre cents francs la somme dont la Comédie Française m’eût été redevable aux termes du jugement. Je m’empresse de vous annoncer, en vous priant d’en informer la Comédie, que ma détermination à l’égard des condamnations prononcées pour Marion de Lorme est restée la même ; et que c’est de grand cœur et sans restriction que je fais à la Comédie Française pleine remise de toute la somme. Cette lettre, monsieur, n’a d’autre but que de compléter celle que j’avais déjà eu l’honneur de vous écrire. Je saisis d’ailleurs avec un vif plaisir cette nouvelle occasion de vous offrir l’assurance de ma considération très distinguée.

Victor Hugo[3].


Monsieur Edmond Leclerc[4],
au bureau du Journal de Paris.


17 mars.

Vous êtes, monsieur, comme ces bons génies des vieux contes lesquels faisaient tout le bien possible aux pauvres hommes, mais ne se laissaient

  1. D’après une copie faite par Mme Drouet. — Archives de la famille de Victor Hugo.
  2. Inédite.
  3. D’après une copie faite par Mme Drouet. — Archives de la famille de Victor Hugo.
  4. Inédite.