Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/215

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Monsieur Charles Rey[1],
Membre de l’Académie du Gard.


28 juin. Paris.

Je suis touché, monsieur, du souvenir que vous avez bien voulu me conserver, et je m’empresse de vous répondre avant même d’avoir reçu le volume que vous me faites l’honneur de m’adresser. L’Académie française se compose uniquement de quarante titulaires et n’a jamais eu de correspondants ni d’associés. C’est un regret pour moi de n’avoir pas à vous transmettre une réponse conforme à vos désirs et aux miens.

Agréez, monsieur, l’assurance de mes sentiments distingués.

Victor Hugo[2].


Au président de la Société des Gens de Lettres[3].


28 juillet 1847.
Monsieur et cher confrère,

M. Pommier, ancien rédacteur d’un journal de Lyon, qui vous a payé sur votre plainte une somme de cinq cents francs comme dommages-intérêts, en 1843, est aujourd’hui dans une position bien malheureuse et bien digne d’intérêt. Il a femme et enfants, et l’on va vendre ses meubles. Il s’adresse à moi et me prie de vous informer de son malheur. Les lettres sont généreuses, et je ne doute pas que, dans la limite de ce que vous permettent vos statuts, vous ne fassiez tout ce qui dépendra de vous pour secourir aujourd’hui l’homme que vous avez dû poursuivre autrefois.

Recevez, monsieur et cher confrère, l’expression de mes sentiments les plus dévoués et les plus distingués.

Victor Hugo[4].


Monsieur Victor Foucher[5],
Procureur de la République.


[1847.]

Ce dénouement, mon cher Victor, est bon pour tout le monde, et c’est à toi que l’honneur en revient. Tu as supérieurement gouverné cette affaire dans l’intérêt de tous.

  1. Inédite.
  2. Communiquée par la librairie Cornuau.
  3. Inédite. — M. Viennet était, en 1847, président de la Société des Gens de Lettres.
  4. Collection Maurice Escoffier.
  5. Inédite.