Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Correspondance, tome IV.djvu/245

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Toutes mes plus tendres amitiés à nos amis. — Dites à Janin que sa lettre est bien charmante et que j’y vais répondre. Offrez mes respects à madame Vacquerie et à madame Lefèvre. — Nous commençons à trouver ici le temps long. Revenez vite[1].


Au même[2].


Mardi 17 février.

Voici de quoi exercer ma philosophie. Le 23 janvier Hetzel m’écrit de Bruxelles qu’il part pour Paris afin de mener à fin plusieurs négociations très importantes pour lui et pour moi. Courrier par courrier, le 28, je lui réponds et je vous envoie la lettre. Le 1er février vous la portez vous-même, 16, rue Jacob, et vous me l’écrivez le 2. Hetzel me demandait une autorisation pour traiter, et ma réponse lui disait : envoyez-moi la formule d’autorisation que vous désirez, je vous la renverrai signée. Le mardi 10 je reçois d’Hetzel une lettre désolée. Il n’a reçu aucune réponse de ma part. Il ne comprend rien à mon silence, une vente de 150 000 volumes va manquer par la faute de ce silence, etc., etc. — Il était évident que ma lettre du 28 janvier, remise par vous le 1er février chez lui, avait été perdue ou confisquée par l’intermédiaire. J’ai écrit immédiatement le mardi 10, mais, grâce à la distance, aujourd’hui mardi 17 février je n’ai pas encore la réponse et Hetzel part le 22. Toutes nos affaires vont donc manquer. Dans l’intervalle du 10 à aujourd’hui, sont venues deux nouvelles lettres d’Hetzel, désespérées. Dans l’une il dit qu’il vous a écrit, et n’a pas reçu de réponse de vous, et il demande si c’est votre ombre qui erre dans Paris. — Voilà ma situation. Je rage un peu. — Vous seriez bien aimable de voir Hetzel sitôt ceci reçu. Il doit avoir en ce moment ma lettre du 10 ; mais la lettre perdue si malheureusement était beaucoup plus explicite. Est-il encore temps pour m’envoyer la formule d’autorisation qu’il désire de moi et surtout pour la recevoir signée de moi et en user utilement ? — J’en doute. Dans tous les cas, priez-le de répondre en détail le plus tôt possible à ma lettre du 10. Part-il toujours le 22 ? — Votre lettre du 14 ne parle pas de lui le moins du monde. Il écrit pourtant : — J’ai écrit à Aug. Vacquerie. Pas de réponse. Enfin faites pour le mieux. — Vos lettres nous apportent de la joie, et nous nous étonnons qu’il puisse en venir de Paris. J’approuve d’avance tout ce que vous ferez ou avez fait pour les colonnes torses et les

  1. Bibliothèque Nationale.
  2. Inédite.