Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., En voyage, tome II.djvu/610

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national, Thénardier, Fauchelevent, Marius, Cosette, Javert, Fantine, Éponine. Le dernier flambeau représente Victor Hugo lui-même.

Plus loin le programme de la sérénade offerte par la société philharmonique de Vianden à Victor Hugo et le brouillon du remerciement du poète.


1867-1869. — Le même carnet contient la relation de trois étés : 1867, 1868, 1869.

C’est plus qu’un carnet de voyage, c’est là que, pendant son séjour à Bruxelles, Victor Hugo a noté, en 1868, les progrès de la maladie et la mort de sa femme, en un mot toutes ses impressions.

Ce carnet contient pour 1867 les photographies de l’hôtel de Middelburg, de différents monuments ; sous une fleur séchée on lit ces mots :


Fleur cueillie le 4 septembre sur le tombeau de ma fille envoyée par Auguste[1].


On sait que Charles Hugo fit, après le voyage de 1867, un livre intitulé : Victor Hugo en Zélande. Nous relevons, sur le carnet l’appréciation du père :


Charles nous a lu la fin du voyage en Zélande. Son travail est excellent et charmant.


Çà et là quelques vers de Mangeront-ils ?


En 1868, Victor Hugo ne fit d’autre voyage que celui de Bruxelles à Quiévrain où il accompagna jusqu’à la frontière le corps de sa femme.

En partant de Guernesey pour se rendre à Bruxelles, Victor Hugo note que son bateau a croisé un grand steamer dont il distingue le nom : La Esmeralda.

En arrivant à Bruxelles il colle sur son carnet la première photographie de son petit-fils Georges.

Victor Hugo avait invité à diner Jules Claretie et Georges Legrand qui étaient allés avec François-Victor excursionner à Anvers :


Victor, Claretie et Georges Legrand dînent à Anvers, et m’envoient cette dépêche :

Retenus à dîner par les beautés d’Anvers,
Nous t’envoyons, Hugo, nos excuses en vers.


Le poète part pour présider le Congrès de Lausanne et note les incidents du voyage :


13 septembre. — À partir de Fribourg la foule est sur le passage du tram, et m’attend. Cris : Vive Hugo ! Vive la République ! À Romond, ils entrent dans le wagon en foule, et me serrent la main. Un prêtre nous regarde de travers. Nous arrivons à Lausanne à 6 heures. La foule m’attend au débarcadère. Acclamations. Poignées de main à tous. Nous allons à l’hôtel des Alpes. On m’y présente les membres des comités, les notables, les pasteurs protestants.


14 septembre. — À deux heures, ouverture du Congrès. (Voir les détails et mon speech dans les journaux.)

  1. Vacquerie.