Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Histoire, tome I.djvu/239

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LE MANUSCRIT DE NAPOLEON-LE-PETIT. 22J

Qu]est-il sorti de ce parjure, de ces massacres, de ces déportations, de ces proscriptions, de ces spoliations, de ce vote, et de ce serment ? Un gouvernement ? non, c’est plus qu’un gouvernement. C’est une espèce de création ; c’est tout un monde inconnu.

En regard la date ; 25 juin.

Feuillets 58, 59, 60. — La Toute-Puissance. Aux trois premières pages de ce chapitre, des fragments de papier collés sur les feuillets bleus et identiques à ceux employés pour les notes prises en vue de VHifîoire d’un Crime. Ces fragments ont été écrits en mai 1852 puisqu’on y lit cette phrase (feuillet 58) : Voulez-vous le juger depuis cinq mois qu’il règne ? [Ecrit en mai.] Pourtant, tout le reste du chapitre doit dater de juillet ; vers cette époque, Victor Hugo, en collant ces notes sur son manuscrit, a biffé le nombre : cinq, et écrit au-dessus : sept. On lit en effet dans l’édition originale : Voulez-vous le juger depuis sept mois qu’il règne ? [Rectifié en juillet.] Feuillet 67. — Vers la fin du chapitre : Récapitulation, à propos de l’ignorance du paysan , Victor Hugo avait placé un point d’interrogation devant la phrase suivante :

L’ouvrier des villes, ton frère, sait cela, sache-le de ton côté, et le quiproquo cesse, et la France est délivrée, et la République et la civilisation sont sauvées. Ce passage, non employé dans le volume, a été développé dans : le Suffrage universel (Reliquat, p. 214-217).

Feuillet 70. — Le livre III, le Crime, daté : ["juillet, commençait ainsi : Les morts sont loin, les morts sont morts.

Victor Hugo a ajouté au-dessus douze lignes formant les deux premiers alinéas : Mais ce gouvernement, ce gouvernement horrible, hypocrite... (Voir page 63.) Le chapitre suivant : le Coup d’État aux abois, est daté : 6 juin. Feuillet 77. — La lettre de Jérôme Bonaparte à son neveu n’est pas dans le manuscrit ; un blanc est ménagé pour y introduire la copie. Victor Hugo attendait sans doute la communication de cette pièce importante. Feuillet 82. — Le seul écrit au recto et au verso, détaché probablement du manuscrit de VHiffoire d’un Crime. — Papier blanc. Feuillet 92. — Sur papier blanc. En haut cette mention : intercalation . L’auteur, par cette intercalation, a coupé le récit des faits ; le feuillet va de ces mots : Ah ! vous me direv, monsieur Bonaparte , jusqu’à : Je continue (pages 83, 84). Feuillet 98. — A la fin du livre III est collé en marge le plan , en quelques lignes, du dernier paragraphe.