Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome IX.djvu/137

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Rois excommuniés à chandelles éteintes,
Attentats, échafauds, viol des choses saintes,
Peuples trahis, vendus, livrés, prostitués,
Les Narcisses heureux, les Thraséas tués,
Le despote faisant toujours le personnage 
Du crime, du poison, du poignard, du carnage, 
De tout ce désespoir fauve et démesuré,
Hélas ! j’entends sortir ce cri : miserere ! 

Oui, pardonnons. Dieu sait avec quel soin sévère,
Touchant ces fronts d’airain et ces crânes de verre,
Triste, j’examinais ce tas de tout-puissants ;
J’étais là, respirant l’odeur du vieil encens,
Regardant sous le dieu, retournant la médaille ; 
Je dérangeais le ver qui dans les rois travaille,
Et mon esprit, perdu dans l’horreur, s’enivrait 
Du noir musée avec Bossuet pour livret. 

Eh bien, grâce !