Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome X.djvu/231

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LA MARQUISE ZABETH, SCENE IV==



Gallus.

Vous renvoyez vos gens. Solitude complète.
C’est tout à fait aimable.
Il s’assied.

Montrant un grand trumeau à glace derrière

Zabeth.

Ah ! Ce trumeau reflète
des appas, qui feraient tourner la tête…


Zabeth.

à qui ?
Pas à vous.


Gallus.

Je suis vieux. Mais ce petit Créqui…


Zabeth.

à lui pas plus qu’à vous, prince. D’ailleurs, qu’importe !
Je crois qu’il vient un peu de vent par cette porte.
Elle va à la porte du fond, comme pour s’assurer que personne n’écoute,
l’entr’ouvre, puis la referme.
Gallus prend une bouteille, emplit le verre de Zabeth, puis le
sien.
Zabeth revient s’asseoir.
Gallus, regardant le couvert.
Joli dessus de table !
Il boit tout en examinant l’orfévrerie.
Oui, j’aime ce sommeil
des nymphes sous des rocs sauvages, en vermeil.
Il prend une pièce de gibier et la découpe.
Le râle de genêt. Fin gibier. ça patauge
tout l’été dans le thym, la lavande, la sauge,
la mauve, et ça devient exquis, surtout avec