Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/115

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Moi, pendant que tout rêve à ces spectacles sombres,
Soit que la nuit, pareille aux temples en décombres,
Obscurcisse l'azur bruni,
Soit que l'aube, apparue au fond des cieux sincères,
Farouche et tout en pleurs, semble sur nos misères
L'oeil effaré de l'infini;

Je songe au bord des eaux, triste; -alors les pensées
Qui sortent de la mer, d'un vent confus poussées,
Filles de l'onde, essaim fuyant,
Que l'âpre écume apporte à travers ses fumées,
M'entourent en silence, et de leurs mains palmées
M'entr'ouvrent le livre effrayant