Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/276

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Les anges du Seigneur passent de temps en temps ;
Leurs robes dans l’azur font des plis Mâtants ;
Leurs ailes, qui d’en haut éblouissent nos âmes,
Sont des ruissellements de rayons et de flammes ;
Ils planent en parlant sur nos fronts-ténébreux ;
Les âmes justes vont pensives derrière eux
Ramassarif ce qui tombe, ainsi que des glaneuses ;
Ils disent dans la nuit des choses lumineuses ;
Leur lèvre pure, où chante et luit l’éternité,
Laisse échapper sans fin un verbe de clarté,
Si bien que, lorsqu’ils sont dans nos ombres farouches,
A la lueur des mots on peut suivre leurs bouches.