Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/289

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Adore, et qu’autour d’eux le bois frémit ! si bien
Qu’ils ne savent plus rien, qu’ils ne veulent plus rien,
Que pour ces éblouis la plaine est une fête,
Et que tous les passants tournent vers eux la tête,
Et que les jeunes sont jaloux, et que les vieux
Tristes de n’être plus jaloux, sont envieux !
Ce beau couple est penché sur l’eau qui désaltère.

Songeur ! songeur ! il est deux sages sur la terre ;
Le premier est l’enfant, le second est l’amant.