Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XII.djvu/299

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée



Quand le poète est las, ce grand esprit banni,
De battre avec son aile immense l'infini,
Quand il sent le besoin d'interrompre sa course
Entre la mort, fin sombre, et Dieu, fatale source,
Ne pouvant plus planer, mais voguer seulement,
Sidéral et superbe, il se pose un moment
Sur quelque passion courante et populaire;
Pareil à l'aigle blanc, chasseur du ciel polaire,
Qui s'abat de fatigue aux vergues d'un vaisseau.