Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/246

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rasse.

LA JEUNE FILLE
Embrassez. — Mais pas comme cela.

LE JEUNE HOMME
LA JEUNE FILLE
Non !

Dans une allée.

UN ENFANT, à une boule qu’il fait rouler.
Je ne veux pas que vous alliez par là !

25 juin 1876.

V LE MENDIANT


Devant la vitre éclairée de la chambre où un jeune homme s’habille
pour le bal masqué.

Fort bien. Habillez-vous. — Tiens, c’est le mardi gras !
Rions. Ne soyons point à la jeunesse ingrats.
Il faut se divertir et que le temps se passe.
Vous avez su tirer d’un vieil oncle rapace
Si !
 
Vingt écus ; vous allez les boire en une nuit.
Habillez-vous, jeune homme ! à grands cris, à grand bruit !
Sonnez tous vos laquais et vos valets de chambre !
-Bourguignon, mon pourpoint ! Picard, ma boîte d’ambre !
Chaussez-moi ! rasez-moi ! peignez-moi ! — C’est cela.
Que vous êtes galant sous l’habit que voilà !
Cambrez la taille un peu. Mettez-vous une mouche,
Comme fait Jeanneton, sur le coin de la bouche.
Le flot de rubans. — Bien. — Et l’air impertinent.
Cela sied. — Le manteau, les gants, et maintenant
L’épée avec sa pomme à mettre des pistaches. —
Que de cœurs suspendus au croc de vos mousta