Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/250

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VII IDYLLE DE LA RUE N.D. DE LORETTE


— Six amants ! — Cela fait crier ?
— A la fois ? — Pourquoi pas ? Coquette,
Pourquoi Psaphon ? — C’est un poète.
— Pourquoi Dimas ? — C’est un banquier.
— Et Grib, l’affreux casse-noisette
Plus noirci que son encrier ?
— Diable ! il écrit dans la gazette.
— Pourquoi Senex, le maltôtier ?
— Avoir un vieux, c’est mon système.
— Et Mars ? — C’est un beau grenadier.
— Et moi, madame ? — Ah ! toi ! je t’aime.

Avril 1849.

VIII Une rue


(Une rue, la nuit.)

MILLION
Vois-je point là dans l’ombre un homme titubant ?

CROQUEFER
Quel est ce gredin triste accroupi sur un banc ?

MILLION
Qui vive ?

CROQUEFER
Qui va là, sans lanterne, à l