Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/314

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


IV La grande République



La grande République a des griffes fatales.
Gare à ceux qui voudraient, sans être les vrais mâles,
Sans être les époux réels et sérieux,
Faire, accepter au fond des bois mystérieux
Leur virilité fausse à la rude femelle!
Pallas demanderait de quoi Davus se mêle;
La géante serait peu tendre au myrmidon
S'il osait essayer un instant d'abandon,
L'ongle altier pourrait bien maltraiter cette nuque;
Ce n'est pas sans danger parfois qu'une perruque,
Eût-elle un aspect fauve et d'âpres épaisseurs,
Prend des airs de crinière aux yeux des connaisseurs;
Je ne conseille pas au sieur Scapiglionè
De faire le lion auprès de la lionne.

Paris, 16 octobre 1871.

== V APRÈS