Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIII.djvu/76

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XXXVIII Je ne m'arrête pas,


Je ne m'arrête pas, jamais je ne séjourne;
Quand le flot, mon témoin,
Tremble, je crie au vent: Marchons! quand le vent tourne,
Je dis au flot: Plus loin!

Et j'avance, et toujours plus d'ouragan m'emporte...
Homme! aime tes amours,
Assieds-toi sur le banc de pierre de ta porte,
Et laisse fuir les jours!

Heureux celui qui vit stupide en sa demeure,
Et qui, chaque soir, voit
Le même oiseau de nuit sortir à la même heure
Du même angle du toit!

13 août 1872.

== XXXIX