Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/123

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Correctement, au jour voulu, sur l’échafaud,
N’admettons point qu’on trouve à la hache un défaut.
Sans nous tout croulerait sous d’effrayants déluges.
Résistons ; et soyons dignes d’être des juges,
Après ces vénérés antiques magistrats,
Gravement accoudés sur d’augustes fatras,
Bien payés par les rois, bien bénis par les prêtres,
Et tous morts en odeur de Montfaucon, nos maîtres !
Vous allez me trouver peut-être curieux,
Mais je voudrais savoir, si tous ces Partariieux,
Tous ces Bellarts qu’on vante et dont on nous agace,
Suin copiant Severt, Aulois singeant Bergassè,
L’un sanguinaire et vil, l’autre horrible et moqueur,
Ont quelque’ chose en eux qu’on’ puisse appeler cœur !

Décembre.

III

Et puis, songez-y donc, si l’on allait conclure
De tout cela, qu’il est parfois unefêlure
A la chose jugée, et qu’un tribunal peut
Se tromper, faire faire à la cordé un faux nœud,
Un faux coup à la hache, un faux acte au concierge
De Thémis, un faux pas à la loi ; cette vierge
Qui n’a jusqu’à ce jour’guère eu d’autres époux
Que cinq ou six Bellarts et sept ou huit Maupeoux !
Reste, ô sombre innocent, dans ton opprobre inique.
Garde ce crime ainsi. que l’ardente tunique, .
Que devient la peau même et qu’on narrache pas 6S
Les juges monstrueux prennent leur faux co