Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/343

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APPARITION==


À force d’aspirer à ce grand but : connaître,
À force de sonder le fond sacré de l’être,
A force de fixer mes regards inquiets
Sur toi qui peux, sur toi qui vis, sur toi qui es,
A force de parler à l’inconnu sans bornes,
Au mystère où l’horreur entr’ouvre ses yeux mornes,
A force de vouloir, noir plongeur fait de jour,
Jusqu’en l’océan Nuit trouver la perle Amour,
J’ai fini, coeur où vibre une invisible lyre,
Par voir sortir de l’ombre un effrayant sourire.

XXXVIII Dans ces heures où Dieu