Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/361

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


Est-ce que vous croyez que les roses - vermeilles
Ne trouvent pas moyen de suivre les abeilles,
Et que les papillons, errant dans les benjoins,
Ne sont pas dans l’azur par les parfums rejoints ?
La mémoire est un souffle envoyé dans la tombe ;
C’est la colombe allant s’unir à la colombe.
Non !il n’est pas d’absence, il n’est pas de tombeau ;
Le pâle survivant, rallumant le flambeau,
Fait envoler son âme au delà de la terre
A la suite du mort entré dans le mystère ;
L’âme revoit l’autre âme à force d’y rêver,
Et dans le ciel profond sait où la retrouver.

4 septembre 1857