Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/44

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XIII ENTENDU DANS LE CIEL

LE 2 MARS 1855


« Dis-moi donc ce qui se passe,
« Mer ? que fait-on dans l’espace ?
A quoi, grands flots azurés,
« Veut-on donc que je consente,
« Moi, la sinistre passante
« Des nuages effarés ?
« Je suis la Flamme vivante ;
« Je suis la haute épouvante,
« Le cri sourd du ciel serein,
« La roue aux éclairs sans nombre
« Du grand tourbillon de l’ombre ;
« -Le sombre marcheur d’airain !
« Je suis la bête Tonnerre ;
« J’ai broyé Cham dans son aire,
« Et Capanée 16 en son nid ;
« Mes griffes se sont posées
« Sur les faces écrasées
« Des pharaons de granit.
«