Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/446

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Voir le commencement et la fin d’un ciron.
Pendant qu’un maringouin sonne de son clairon,
Homme, des millions de mondes peuvent naître
Et mourir ; à l’instant où je parle peut-être,
Des peuples ignorés, vague fourmillement
Qu’un infusoire couvre ainsi qu’un firmament,
Regardent s’étoiler le ventre d’un volvoce ;
Sourds, obscurs, adorant quelque idole féroce,
Noirs, enfouis dans l’être, ensevelis dessous,
Invisibles, perdus.; et peut-être est-ce vous !

==CXVII