Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/466

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Apre ouragan ou brise douce,
II sent qu’il est le vent qui pousse
Les battants du seuil éternel,
Et que les vertus et les crimes
Font tourner sur ses gonds sublimes
La porte invisible du ciel.

D’où vient-il ? où va-t-il ? il songe.
Evitera-t-il Dieu lointain?
Il est maître de son mensonge,
Un autre est maître du destin.
Il tremble ; il se sent responsable
Pour un pas risqué sur le sable,
Pour un souffle sur un flambeau.
O nuit sombre où nous portons l’arche’ !
La liberté de l’homme marche
Entre la crèche et le tombeau !

4 septembre 1854.

==CXXXII