Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Poésie, tome XIV.djvu/80

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XXXI L’EMPEREUR À COMPIÈGNE



Cet homme est dans les fleurs ; il a, s’il fuit la ville,
Saint-Cloud, Biarritz,
Compiègne, autant d’azur que l’aigle, autant d’idylle
Que Lycoris
Autour de lui les dieux rayonnent dans des marbres ;
Les prés, les blés,
Les champs brillent au- loin, et-les paons sous les arbres
Sont étoilés ;

En voyant ce front vil qu’aucuns remords n’émeuvent,
Cet œil vitreux ;
Que pensent les lauriers ? Qu’est-ce que les lys peuvent
Sé dire entre eux ?

On ne s’explique pas pourquoi le myrte encense
L’homme dé sang,
Et comment à subir une telle présence
Avril consent..