Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/452

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La note suivante montre que, le dénouement conçu et arrêté, Lantenac n’était pas encore substitué au duc de Réthel :

Pas de formes. — Procès.

L’identité reconnue, il doit être fusillé. Le peloton d’exécution attend.

(Autre tempête sous un crâne.) Au point du jour Gauvain entre dans le cachot. — Sortez, lui dit-il, et il prend sa place.

Le duc dit : Ah ! vous, vous ne courez aucun danger. Merci. — Et il prend le chapeau de général et le manteau de Gauvain, et s’en va.

Gauvain reste. Est jugé par Cimourdain.


Si, dans les préfaces données dans le reliquat de l’Homme qui rit, Victor Hugo parle toujours des deux œuvres qui doivent compléter sa trilogie : La France avant 1789 et Quatrevingt-treize, en revanche, sur certains fragments portant à l’un des coins : 93 ou 18e siècle, on lit sous les ratures certains noms des personnages de l’Homme qui rit, en voici un exemple :

93.

Quand la nuit il[1] considérait le ciel, il disait : Que la création n’ait pas d’esprit, est-ce possible ? Cet esprit de la création, c’est Dieu. Et puis il y a les dieux inférieurs et locaux. Chaque univers a le sien. Il est impossible de s’imaginer qu’une petite bête, comme l’homme, ait une âme, et qu’une grosse bête, comme la terreun monde ou le soleil, n’en ait pas. Quelquefois l’âme du soleil vient sur la terre mettre le holà. Alors elle s’appelle Jésus-Christ.

En marge du texte on lit : L’abbé Cimourdain.

  1. Ce mot il vient en surcharge du nom d’Ursus, biffé. (Note de l’éditeur.)