Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Roman, tome IX.djvu/461

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Que faire donc ? Rien, hélas ! Et puis, ajoutons ceci, que trop étreindre est malaisé à un vieillard. Il rend un service sur place ; s’il faut aller le continuer bien loin, il hésite. Il a ses habitudes, et qui a plus d’habitudes qu’un mendiant ? Un vieillard se met difficilement en route. Il se donne toutes sortes de bonnes raisons, et tâche de faire prendre le change à sa conscience ; il s’exagère son impuissance pour s’expliquer à lui-même son inaction. Ainsi est faite la nature humaine ; elle est toujours trop courte du côté du bien et ne va presque jamais jusqu’au bout d’une bonne action commencée. Tellmarch était plutôt un sage qu’un héros. Et encore était-ce un sage naïf. Il n’eût pas su dire ce que c’était que la sagesse. Tellmarch était une raison à l’état d’instinct. Il se sentait à la merci du pied de tous. La lueur qui sortait de lui ne l’empêchait pas d’être un ver de terre.

Il songeait : — Un seigneur, quand c’est dans le danger… (Voir page 197.)

En marge du premier des deux feuillets, cette annotation au crayon rouge :

Non. — Il ne peut plus marcher.

U2. Feuillet 248. — IX. Une bastille de province.

Ce chapitre, dont aucune division n’est indiquée dans le manuscrit, a été augmenté de trois feuillets intercalaires : U2bis, U2ter, U2quater ; la description de la Tourgue était loin d’être aussi complète dans la première version.

Y2. Feuillet 254. — L’enchaînement du texte rayé au bas de ce feuillet prouve que la cinquième division, La porte de fer, si importante pourtant dans la suite du roman, n’existait pas dans la première version.

E3.-F3. — Feuillets 260 et 261. — X. Les otages.

Une bonne moitié de l’ultimatum des vendéens crié par l’Imânus du haut de la tour a été ajouté en marge de ces deux feuillets.

H3. Feuillet 263. — XI. Affreux comme l’antique.

Au bas de ce feuillet, la date : 1er avril.

Au feuillet suivant, tous les souvenirs émus de Gauvain et de Cimourdain avant l’attaque de la Tourgue (voir p. 222) sont ajoutés en marge.

J3. Feuillet 265. — XII. Le sauvetage s’ébauche.

Le portrait de Guéchamp, homme de second plan, a été ajouté en marge, sans doute pour expliquer son manque d’initiative à propos de l’échelle commandée et non livrée. Quelques détails sur l’impossibilité de fabriquer au camp une échelle sont ajoutés en marge.