Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Théâtre, tome II.djvu/273

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M. DE LA TOUR-LANDRY.

Sait-elle que le roi l’aime ?

LE ROI, avec un signe négatif.
Je me déguise
D’une livrée en laine et d’une robe grise.
M. DE LA TOUR-LANDRY, riant.
Je vois que vous aimez d’un amour épuré
Quelque auguste Toinon, maîtresse d’un curé !
Entrent plusieurs seigneurs et Triboulet.

LE ROI, à M. de la Tour-Landry.
Chut ! on vient. — En amour il faut savoir se taire
Quand on veut réussir.
Se tournant vers Triboulet, qui s’est approché pendant ces dernières paroles et les a entendues.
N’est-ce pas ?

TRIBOULET.
Le mystère
Est la seule enveloppe où la fragilité

D’une intrigue d’amour puisse être en sûreté.

SCÈNE II.
LE ROI, TRIBOULET, M. DE GORDES, plusieurs seigneurs. Les seigneurs, superbement vêtus. Triboulet, dans son costume de fou, comme l’a peint Boniface.
Le roi regarde passer un groupe de femmes.
M. DE LA TOUR-LANDRY.
Madame de Vendosme est divine !
M. DE GORDES.
Mesdames
D’Albe et de Montchevreuil sont de fort belles femmes.
LE ROI.
Madame de Cossé les passe toutes trois.