Page:Hugo - Œuvres complètes, Impr. nat., Théâtre, tome II.djvu/279

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TRIBOULET.
Madame de Cossé ?
LE ROI.
Viens, tu nous garderas !
Il chante.
Vivent les gais dimanches

Du peuple de Paris !

Quand les femmes sont blanches…

TRIBOULET, chantant.
Quand les hommes sont gris !
Ils sortent. Entrent plusieurs gentilshommes.
SCÈNE III.
M. DE GORDES, M. DE PARDAILLAN, jeune page blond ; M. DE VIC, MAÎTRE CLÉMENT MAROT, en habit de valet de chambre du roi ; puis M. DE PIENNE, un ou deux autres gentilshommes. De temps en temps M. DE COSSÉ, qui se promène d’un air rêveur et très sérieux.
CLÉMENT MAROT, saluant M. de Gordes.
Que savez- vous ce soir ?
M. DE GORDES.
Rien, que la fête est belle,
Et que le roi s’amuse.
MAROT.
Ah ! c’est une nouvelle !
Le roi s’amuse ? Ah ! diable !
M. DE COSSÉ, qui passe derrière eux.
Et c’est très malheureux !
Car un roi qui s’amuse est un roi dangereux.
Il passe outre.

M. DE GORDES.
Ce pauvre gros Cossé me met la mort dans l’âme.
MAROT, bas.
Il paraît que le roi serre de près sa femme ?
M. de Gordes lui fait un signe affirmatif. Entre M. de Pienne.