Page:Hugo - Les Travailleurs de la mer Tome I (1891).djvu/59

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.



XV

ANTIQUITÉS ET ANTIQUAILLES, COUTUMES,
LOIS ET MŒURS


Aujourd’hui, constatons-le, les îles normandes, qui possèdent chacune leur collège et de nombreuses écoles, ont d’excellents professeurs, les uns français, les autres guernesiais et jersiais.

Quant au patois, dénoncé par le professeur alsacien, c’est une vraie langue, point méprisable du tout. Ce patois est un idiome complet, très riche et très singulier. Il éclaire, de sa lueur obscure mais profonde, les origines de la langue française. Ce patois a des savants spéciaux, parmi lesquels il faut citer le traducteur de la bible en guernesiais, M. Métivier, qui est à la langue celte-normande ce que l’abbé Éliçagaray était à la langue hispano-basque.

Il y a dans l’île de Guernesey une chapelle à toit de pierre du huitième siècle, et une statue gauloise du sixième, qui sert de chambranle à une porte de cimetière ; exem-