Page:Huret - Enquête sur l’évolution littéraire, 1891.djvu/256

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M. J. H. ROSNY


M. Rosny, qui doit avoir trente-cinq ans, est l’un des jeunes écrivains qui entreprirent, il y a deux ou trois ans, de rompre un peu théâtralement avec l’école de Médan, à l’occasion « des ordures » de la Terre.

MM. Bonnetain, Descaves, Marg-ueritte, Guiches et lui, signèrent, dans ce but, le fameux « manifeste des Cinq » qui fit un certain bruit à l’époque.

On put croire qu’il résulterait de cette rupture un nouveau groupement à tendances déterminées, mais il n’en fut rien, chacun des Cinq continua dans sa propre voie.

M. Rosny, par suite de cette dispersion, se contenta de parler pour son propre compte. Ses ouvrages : Nell-Horn, Marc Fane le Termite, le Bilatéral les Xipéhuz, et, tout dernièrement, Daniel Valgraive, l’ont classé parmi les talents les plus larges en même temps que les plus subtils de la jeune génération.

— J’ai été très surpris, me dit-il, d’avoir « le père Zola » vous tenir ses discours ! C’est qu’il entre là dans un ordre d’idées nouveau pour lui ! Jamais il n’avait eu cette largeur d’esprit ! Et je me suis aperçu qu’il était très tenté de lectures dans ces dernières