Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/114

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.


cristal, A C K, dans laquelle sera aussi l’axe S S d’une onde sphéroïde de lumière étendue dans le cristal du centre C ; et la ligne droite, qui coupe S S par le milieu, et à angles droits, savoir P P, sera un des grands diamètres.

Or comme dans la coupe naturelle du cristal, faite par un plan parallèle à deux surfaces opposées, lequel plan est ici représenté par la ligne G G, la réfraction des surfaces qui en sont produites se règle par les demi-sphéroïdes G N G, suivant ce qui a été expliqué dans la théorie précédente, de Figure 45 : Section principale d'un cristal de spath d'Islande et front d'onde lumineuse ellipsoïdal.
Fig. 45.
même en coupant le cristal par N N (Fig. 45), d’un plan perpendiculaire au parallélogramme A B K F, la réfraction des surfaces se devra régler par les demi-sphéroïdes N G N ; et si on le coupe par P P, perpendiculairement au dit parallélogramme, la réfraction des surfaces se devra régler par les demi-sphéroïdes P S P, et ainsi des autres. Mais je vis que si le plan N N était presque perpendiculaire au plan G G, faisant l’angle N C G, qui est du côté A, de 90 degrés 40 minutes, les demi-sphéroïdes N G N devenaient semblables aux demi-sphéroïdes G N G,