Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/27

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flamme d’une chandelle (Fig. 4), étant distingués les points A, B, C, les cercles concentriques décrits autour de chacun de ces points représentent les ondes qui en proviennent. Et il en faut concevoir de même autour de chaque point de la surface et d’une partie du dedans de cette flamme.

Figure 4 : Ondes lumineuses sphériques émises par les différents points d’une flamme.
Fig. 4.

Mais comme les percussions au centre de ces ondes n’ont point de suite réglée, aussi ne faut-il pas s’imaginer que les ondes mêmes s’entresuivent par des distances égales ; et si ces distances paraissent telles dans cette figure, c’est plutôt pour marquer le progrès d’une même onde en des temps égaux, que pour en représenter plusieurs provenues d’un même centre.

Il ne faut pas au reste que cette prodigieuse quantité d’ondes, qui se traversent sans confusion ni sans s’effacer les unes les autres, semble inconcevable, étant certain qu’une même particule de matière peut servir à plusieurs ondes, venant de