Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/42

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Le texte de cette page a été corrigé et est conforme au fac-similé.



CHAPITRE III
DE LA RÉFRACTION



De même que les effets de la réflexion ont été expliqués par les ondes de la lumière réfléchie à la surface des corps polis, nous expliquerons la transparence, et les phénomènes de la réfraction, par les ondes qui s’étendent au dedans et au travers des corps diaphanes, tant solides, comme le verre, que liquides, comme l’eau, les huiles, etc. Mais afin qu’il ne paraisse pas étrange de supposer ce passage des ondes au dedans de ces corps, je ferai voir auparavant qu’on peut le concevoir possible en plus d’une manière.

Premièrement donc quand la matière éthérée ne pénétrerait aucunement les corps transparents, leurs particules mêmes se pourraient communiquer successivement le mouvement des ondes, de même que celles de l’éther, étant supposées, comme celles-ci, de nature à faire ressort. Et cela est aisé à concevoir pour ce qui est de l’eau, et des autres liqueurs transparentes, comme étant composées de particules détachées. Mais il peut sembler plus difficile à l’égard du verre, et des autres corps transparents et durs, parce que leur solidité ne semble pas