Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/57

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permettre que le rayon D A rompu puisse passer dans l’autre diaphane, l’on trouve que la réflexion intérieure, qui se fait à la surface A B, s’augmente de beaucoup en clarté, comme il est aisé d’expérimenter avec un prisme triangulaire : de quoi l’on peut rendre cette raison par notre théorie. Lorsque l’angle D A Q est encore assez grand pour faire que le rayon D A puisse passer, il est manifeste que la lumière de la partie d’onde A C est ramassée dans une moindre étendue, lorsqu’elle est parvenue en B N. Il paraît aussi que l’onde B N devient d’autant plus petite que l’angle C B A ou D A Q est fait plus petit ; jusqu’à ce qu’étant diminué jusqu’à la détermination peu auparavant marquée, cette onde B N se ramasse toute comme dans un point. C’est-à-dire que quand l’endroit C de l’onde A C est alors arrivé en B, l’onde B N, qui est la propagation de A C, est toute réduite au même point B ; de même que, quand l’endroit H était arrivé en K, la partie A H était toute réduite au même point K. Ce qui fait voir qu’à mesure que l’onde C A est venue rencontrer la surface A B, il s’est trouvé grande quantité de mouvement le long de cette surface ; lequel mouvement se doit être répandu aussi en dedans du corps transparent, et avoir renforcé de beaucoup les ondes particulières, qui produisent la réflexion intérieure contre la surface A B, suivant les lois de la réflexion ci-devant expliquées.

Et parce qu’un peu de diminution à l’angle d’incidence D A Q, fait devenir l’onde B N, d’assez grande qu’elle était, à rien (car cet angle étant