Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/64

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d’un ressort moins prompt que celles-ci, ou que la rencontre, et l’embarras que ces parties d’air et d’eau donnent à la propagation du mouvement des particules éthérées, en retarde le progrès, il s’ensuit que les unes et les autres, volant parmi les particules éthérées, doivent rendre l’air, depuis une grande hauteur jusqu’à la Terre, par degrés, moins facile à l’extension des ondes de la lumière.

Figure 16 : Réfraction de la lumière dans l’air
Fig. 16.

D’où la figure des ondes doit devenir telle environ que cette figure la représente (Fig. 16). Savoir si A est une lumière, ou une pointe visible d’un clocher, les ondes qui en naissent doivent s’étendre plus amplement vers en haut, et moins vers en bas, mais vers les autres endroits plus ou moins selon qu’ils approchent de ces deux extrêmes. Ce qui étant, il s’ensuit nécessairement que toute ligne, qui coupe une de ces ondes à angles droits, passe au-dessus du point A, si ce n’est la seule qui est perpendiculaire à l’horizon.