Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/65

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Soit B C l’onde qui porte la lumière au spectateur qui est en B, et que B D soit la droite qui coupe cette onde perpendiculairement. Or parce que le rayon ou la ligne droite, par laquelle nous jugeons l’endroit où l’objet nous paraît, n’est autre chose que la perpendiculaire à l’onde qui arrive à notre œil, comme l’on peut entendre par ce qui a été dit ci-dessus, il est manifeste que le point A s’apercevra comme étant dans la droite B D et ainsi plus haut qu’il n’est en effet.

Fig. 17 : Explication de la réfraction atmosphérique.
Fig. 17.

De même si la Terre est A B (Fig. 17), et l’extrémité de l’Atmosphère C D, qui vraisemblablement n’est pas une surface sphérique bien terminée, puisque nous savons que l’air se raréfie à mesure qu’on y monte plus haut, parce qu’il en a d’autant moins au-dessus de lui qui le presse ; les ondes de la