Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/88

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porté avec les autres à la fin de ce discours) l’angle G C S, je le trouvai de 45 degrés 20 minutes.

27. Pour connaître après cela la forme de ce sphéroïde, c’est-à-dire la proportion des demi-diamètres C S, C P, de sa section elliptique, qui sont l’un à l’autre perpendiculaires, je considérai que le point M, où l’ellipse est touchée par la droite F H, parallèle à C G, devait être tellement situé, que C M avec la perpendiculaire C L fît un angle de 6 degrés 40 minutes. Parce que, cela étant, cette ellipse satisfaisait à ce qui a été dit de la réfraction du rayon perpendiculaire à la surface C G, lequel s’écarte de la perpendiculaire C L par ce même angle. Ce qui étant donc ainsi posé, et faisant C M de 100 000 parties, je trouvai par le calcul, qui sera mis à la fin, le demi-grand diamètre C P de 105 032, et le demi-axe C S de 93 410, dont la raison est fort près comme de 9 à 8, de sorte que le sphéroïde était de ceux qui ressemblent à une sphère comprimée, étant produit par la circulation d’une ellipse à l’entour de son petit diamètre. Je trouvai aussi C G, demi-diamètre parallèle à la tangente M L, de 98 779.

28. Or passant à la recherche des réfractions que les rayons incidents obliques devaient faire, suivant l’hypothèse de ces ondes sphéroïdes, je vis que ces réfractions dépendaient de la proportion de la vitesse qui est entre le mouvement de la lumière hors du cristal dans l’éther, et le mouvement au dedans du même. Car supposant par exemple que cette proportion fût telle que, pendant que la