Page:Huyghens - Traité de la lumière, Gauthier-Villars, 1920.djvu/94

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le sphéroïde A B P S, la raison de N à C S était de 156 962 à 93 410. Mais il a aussi été dit que la proportion de la réfraction régulière était de 5 à 3, c’est-à-dire que, N étant le rayon d’une onde sphérique de lumière dans l’air, son extension dans le cristal faisait, en même espace de temps, une sphère dont ]e rayon était à N comme 3 à 5. OrFigure 30 : Rapport entre les deux réfractions du spath d'Islande.
Fig. 30.
156 962 est à 93 410 comme 5 à 3 moins 1/41. De sorte que c’est assez près, et peut-être exactement, la sphère B V S T que fait la lumière pour la réfraction régulière dans le cristal, pendant qu’elle y fait le sphéroïde B P S A pour la réfraction irrégulière, et pendant qu’elle fait la sphère au rayon N en l’air, hors du cristal.

Quoiqu’il y ait donc, selon ce que nous avons posé, deux différentes extensions de la lumière dans ce cristal, il paraît que c’est seulement dans le sens des perpendiculaires à l’axe B S du sphéroïde, que l’une des extensions est plus vite que l’autre, mais qu’elles sont d’égale vitesse en l’autre sens, savoir en celui des parallèles au même axe B S, qui est aussi l’axe de l’angle obtus du cristal.