Page:Huysmans - Le Drageoir aux épices, 1921.djvu/72

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page a été validée par deux contributeurs.


çons pour elle ; je ne bavarderai plus autant, je te le promets. Elle prépara sa devanture et demeura songeuse. Elle se rappelait maintenant que les deux rivaux s’étaient battus, et que c’était pour cela que ni l’un ni l’autre n’avait balayé son petit réduit, ainsi qu’ils avaient coutume de le faire. Pourvu qu’ils ne se soient pas blessés, pensait-elle, et elle se sentait plus d’inclination pour celui qui aurait le plus souffert. — Voyons, dit sa mère, je vais chercher notre café ; que tout soit prêt quand je reviendrai, que je puisse déjeuner tranquillement. — Est-il vrai, dit Claudine à la femme Truchart, sa voisine et tante, que l’on s’est battu ce matin ici ? — On me l’a dit ; c’est deux mauvais sujets ; on devrait pendre des batailleurs comme ça, ou les mettre dans l’armée, puisqu’ils aiment les coups. Petite Clau-