Page:Ibn Khaldoun - Prolégomènes, Slane, 1863, tome I.djvu/281

La bibliothèque libre.
Sauter à la navigation Sauter à la recherche
Cette page n’a pas encore été corrigée


D'IBN KHALDOUN. 157

tion. Un coin de terre reste à découvert au nord-ouest de cette mer, et c'est par là qu'elle reçoit les eaux de l'Itil (le Volga). Dans la par- tie orientale de cette section, on remarque un espace de terre que la mer n'a pas occupé; c'est là que sont les campements des Ghozz, P- iSy. peuple de race turque. [On les appelle aussi Khazar, ce qui porte à croire que leur nom , ayant passé dans la langue arabe , a subi une modification par la conversion de la lettre kh en gh, et par le redou- blement du z^.] Cette portion de terrain est bornée, du côté du sud, par une montagne qui sort de ^ la huitième section, et se dirige vers l'ouest, jusqu'à ce qu'elle s'arrête un peu en deçà du milieu de celle-ci. Alors elle fait un détour vers le nord, pour atteindre la mer de Taberistan, qu'elle contourne en suivant ses rivages jusqu'au sixième climat. A l'endroit où cette mer change de direction, la mon- tagne fait de même et s'en éloigne. En ce lieu elle porte le nom de mont Chîah^. Se dirigeant ensuite vers l'occident, elle passe dans la sixième section du sixième climat, puis elle retourne au midi, où elle entre dans la sixième section du cinquième climat. C'est cette por- tion de la chaîne qui, dans cette section, sépare le pays de Serîr de celui des Khazar. Cette dernière contrée s'étend, sans interruption, aux deux côtés du Chîah, tant dans la sixième que dans la septième section du climat, ainsi que nous le dirons plus bas.

La huitiènie section du cinquième climat se compose en entier d'un territoire où les Ghozz, peuple de race turque, s'adonnent à la vie nomade. Vers le sud-est elle enferme le lac de Kharizm (l'Aral), qui reçoit les eaux du Djeïhoun. Ce lac a trois cents milles de circon- férence, et reçoit les eaux de plusieurs autres rivières qui viennent du territoire occupé par les Ghozz nomades. Au nord-est de la section on trouve le lac de Ghorgoun, qui a quatre cents milles de tour, et dont les eaux sont douces. Dans la partie septentrionale de cette sec- tion s'élève une montagne, dont le nom, Morghar, signifie montagne

' Le passage que nous avons mis entre ^ Pour (j, je crois devoir lire ^^o.

des parenthèses ne se trouve que dans un ' C'est-à-dire, le <ij_r"oL«., Sîah kouh

seul manuscrit. > la montagne noire. »

�� �