Page:Ivoi - Les Cinquante.djvu/324

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projets de notre ennemi. Il faut le contraindre à parler. J’ai fait de mon mieux. À vous, de parachever l’œuvre de votre très humble et très obéissant admirateur.

« Signé : d’Artin. »

La physionomie du général prussien s’était transformée pendant cette lecture. Mille petites rides striaient sa face parcheminée.

— Oh ! oh ! murmura Olfuschs à part lui, le vieux renard est content.

Blücher, lui, donnait ses ordres au hauptman.

— Que l’on introduise le signataire de cette lettre. Que l’on garde soigneusement un jeune garçon qui se trouve au nombre des prisonniers. Je l’interrogerai tout à l’heure.

— Bien, feld-maréchal.

— Pour les autres, qu’on les laisse libres de gagner la ville de Gand. Vous même, capitaine, les conduirez hors de nos cantonnements. Vous voudrez bien répéter au général de Bourmont ce que je vais vous dire :

Et lentement il ajouta :