Page:Jacobus X - L'amour aux Colonies, 1893.djvu/300

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CHAPITRE III


Formes de l’amour dans la race Canaque. — La Popinée, propriété du Chef. — Le mariage Canaque. — La polyandrie. — Condition de la Popinée. — Le Casser-bois Canaque, forme habituelle du coït. — Accouchement. — Déformations vulvaires produites par le coït répété des Popinées Canaques. — Punition originale de l’adultère. — Une Putiphar et un Joseph Canaques. — Goût du Canaque pour la femme blanche. — Le grand Chef Ataï et Mme F***.



La Popinée, propriété du Chef. — Toute fille de la tribu naît propriété du Chef, qui ne cesse d’avoir droit sur elle qu’au moment où il la donne à ses guerriers. Avant cela, il les vend, il les loue et même les mange, si tel est son plaisir. Le Chef de Koné ne voulait pas vendre de femmes aux Européens, mais il les louait. Le Chef de Canala, Kaké, moins exclusif, en a, dit-on, vendu à certains colons. On m’a assuré qu’il y a à peine une dizaine d’années, on voyait encore, dans plusieurs tribus de l’intérieur, des pilous-pilous où l’on mangeait des filles captives, provenant de tribus rebelles. J’ai déjà dit que la malheureuse Popinée Canaque était chargée des travaux de la cuisine et de satisfaire à tous les besoins de l’escouade ; il me reste à expliquer la chose.

Le mariage Canaque. — La polyandrie. — Par le fait, le mariage Canaque n’existe pas. Le Chef donne des femmes à ceux de ses guerriers dont il est content : c’est en cela que consiste toute la cérémonie du