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de martial.

d’alentour : « La voilà, cette robe que j’ai si souvent chantée dans mes vers ! Autrefois elle rehaussait ma qualité de chevalier quand sa laine, neuve encore, brillait de tout son lustre, quand elle était digne encore de Parthénius, mon bienfaiteur. Maintenant elle est usée à ce point et si froide que le dernier mendiant l’appellerait une robe de neige. Ce n’est plus la toge de Parthénius : ce n’est plus, hélas ! que la toge du malheureux poëte Martial. »

Quelle vie de privations et de misères ! habiter un toit qui fait eau de toutes parts ! gratter et non pas cultiver, un jardin sans fruits et sans ombrages ! n’oser sortir de chez soi par crainte, d’user sa toge, et cependant être forcé de sortir chaque jour pour saluer d’avares protecteurs ! tendre la main à tous les mépris et à tous les méprisés de Rome ! aller saluer Paullus l’usurier, qui demeure aux Esquilies, et, après avoir péniblement franchi la plaine de Subarra,