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DICTIONNAIRE DES COMMUNES.

est décorée des portraits des 50 premiers généraux de l’ordre ; un peu plus bas sont 22 tableaux représentant la Vie de Saint Bruno, dont les originaux, peints par Lesueur, sont au Louvre. Le siége du père général est placé au-dessous d’une grande statue du fondateur, par Foyatier. La galerie des cartes est très-riche. Le grand cloître forme un carré long éclairé par 130 arcades, irrégulièrement construit suivant les accidents du terrain ; la partie la plus ancienne, du style ogival, remonte au xiiie siècle ; la partie la plus moderne est du xviie. 60 cellules s’ouvrent le long de deux grands corridors, longs de 220 mètres chacun. Au milieu du grand cloître est placé le cimetière, et près de celui-ci la chapelle des Morts, fondée en 1382 ; en face une autre chapelle, dite de Saint-Louis, a été bâtie aux frais de Louis XIII. — Les environs sont admirables. – À 2 kilomètres du couvent, au milieu d’une foret de sapins, se trouvent la chapelle de Notre-Dame de Casalibus (1440) et, 200 pas plus haut, sur un énorme fragment de rocher, escarpé de trois côtés, la chapelle de Saint-Bruno, reconstruite en 1610 et restaurée en 1820. — À l’ouest de la Chartreuse, sur la montagne, s’étend la promenade du Belvédère (belle vue du couvent). — À ! kilom. est la Courrerie, anciens ateliers transformés en hôpital pour les paysans des environs.

Pierre-de-Chérenne (Saint-), 398 h., c. de Pont-en-Royans. → Cascade.

Pierre d’Entremont ( Saint-), 1,127 hab., c. de Saint-Laurent-du-Pont. → Belle église ogivale moderne. — Château de Saint-Pierre (vue magnifique), élevé au xviie et au xviiie siècle, par les Chartreux, sur l’emplacement d’un château du xve siècle, dont il reste quelques ruines. — Grottes renfermant la source du Guiers-Vif. — Vallée des Éparres, semée de blocs de rochers éboulés.

Pierre-de-Méaroz (Saint-), 200 hab., c. de Corps.

Pierre-de Mésage (Saint-), 771 hab., c. de Vizille.

Pin (Le), 860 hab., c. de Virieu. → Ruines d’une ville engloutie, dit-on, dans le lac de Paladru, et qui aurait porté le nom d’Ars-le-Pin. — Restes de la Chartreuse de Silve-Bénite (xviie siècle).

Pinsot, 793 hab., c. d’Allvard. → Joli pont d’une arche sur le Gleyzin. — Glacier sur la montagne de l’Oulle, appelé le grand glacier de Gleyzin.

Pisien, 603 hab., c. de Beaurepaire.

Plan, 286 hab., c. de Saint-Étienne-de-Saint-Geoirs. → Église ; portail du xiie siècle. — Sur le flanc du coteau, maison de ferme (xviie siècle) des évêques de Grenoble ; plafonds à poutrelles avec peintures à fresque ; arabesques ; beaux lits à baldaquin, fauteuils, tapisseries historiées, portraits, etc. — Au-dessus de la maison de ferme s’élèvent les Terreaux de Plan (700 mètres, horizon magnifique), dont le sommet est occupé par les fossés et terrassements d’un camp romain (?).

Poizat, 263 h., c. (Sud) de Grenoble.

Poliénas, 913 hab., c. de Tullins.

Pommier de-Beaurepaire, 1,022 hab., c. de Beaurepaire.

Pommiers, 565 hab., c. de Voiron. → Cascade de l’Infernet.

Ponsonnas, 162 hab., c. de la Mure.

Pont-de-Beauvoisin, 1,784 h., ch.-l. de c. de l’arrond. de la Tour-du-Pin.

Pont-de-Chéruy, 846 hab., c. de Meyzieu.

Pont-en-Royans, 1,084 hab., bâti dans une situation extraordinaire, à 300 mètres environ, sur deux murs de rochers escarpés, séparés par un gouffre, au fond duquel la Bourne va mêler ses eaux à celles de la Vernaison, ch.-l. de c. de l’arrond. de Saint-Marcellin. → La plupart des maisons, soutenues par des échafaudages, dominent, à une grande élévation, les belles eaux du torrent. Peu à peu, on a enlevé une partie du rocher, et des maisons se sont bâties sur l’emplacement conquis à l’aide du pic et de la poudre ; d’autres se sont étagées en amphithéâtre sur les terrasses supérieures, partout où il y avait une place assez large pour les supporter. — Un pont, fort étroit, d’une seule arche, jeté sur un abîme de 50 mètres de profondeur, réunit les deux parties de la ville. — Sur les rochers qui dominent