Page:Joseph Rosny - Firmin ou le Jouet de la fortune, 1798, I.djvu/115

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maison obstruée par une troupe de soldats. N’entrez pas, nous dit une voisine en courant au-devant de nous, on vous cherche ; gardez-vous bien de vous faire voir, vous seriez perdus ; on fait chez vous une visite exacte, et vous n’avez pas de temps à perdre, si vous voulez échapper aux poursuites. Il n’y avait pas à balancer ; mais sans argent, sans ressources, sans vêtemens pour se déguiser, la fuite n’était pas facile. Cependant les momens étaient précieux, nous préférâmes abandonner nos effets et conserver notre liberté. Pour l’assurer nous fûmes forcés de nous travestir, et grâce à la bonne vieille qui nous avait averti si généreuse-